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    Premier achat immobilier : les erreurs à éviter

    18 novembre 20245 min de lecturePar Solvya
    #premier achat immobilier#capacité d'emprunt#frais de notaire#primo-accédant#financement immobilier
    Premier achat immobilier : les erreurs à éviter

    Premier achat immobilier : les erreurs que les freelances paient cher

    Un freelance qui se lance dans son premier achat immobilier arrive souvent en banque avec un dossier mal préparé. Revenus variables, bilans incomplets, absence de simulation préalable : la banque réajuste sa capacité d'emprunt à la baisse, parfois de 15 à 20%.

    Sur un projet à 280 000 €, cet écart représente facilement 40 000 à 50 000 € de budget perdu. Sans compter les frais annexes sous-estimés : notaire, garantie bancaire, frais de dossier, qui peuvent ajouter 25 000 € au plan de financement initial.

    Avant de visiter un bien, mieux vaut chiffrer précisément sa capacité d'achat. Le calculateur de capacité d'emprunt Solvya permet d'obtenir une première estimation, revenus de freelance compris.

    Sous-estimer le poids des revenus variables dans le calcul bancaire

    Les banques calculent la capacité d'emprunt sur la base d'un taux d'endettement maximal de 35% des revenus nets, charges de crédit incluses. Pour un freelance, ce calcul se complique : la moyenne des 3 derniers bilans sert généralement de référence, avec une pondération qui pénalise les revenus en baisse.

    Un freelance en SASU qui a versé 60 000 € de rémunération brute la dernière année mais seulement 35 000 € l'année précédente verra sa capacité d'emprunt calculée sur une moyenne lissée, pas sur le dernier exercice. Le résultat tombe souvent sous l'estimation spontanée du client.

    Anticiper ce mode de calcul, avant la recherche de bien, évite les déceptions en fin de négociation commerciale.

    Oublier les frais de notaire dans le budget global

    Les frais de notaire représentent 7 à 8% du prix dans l'ancien, contre 2 à 3% dans le neuf. Pour un bien ancien à 250 000 €, cela correspond à 17 500 à 20 000 € à financer en plus du prix d'achat, le plus souvent sur fonds propres.

    Beaucoup de primo-accédants intègrent ces frais dans le montant emprunté, ce qui réduit leur capacité d'achat réelle ou alourdit leur taux d'endettement. D'autres les découvrent au moment de la signature, en plein dossier bancaire, ce qui retarde la finalisation du financement.

    Le bon réflexe consiste à provisionner ces frais dès la définition du budget, et non au moment de l'offre d'achat.

    Négliger la garantie bancaire et les frais de dossier

    Toute banque exige une garantie sur le crédit immobilier, sous forme d'hypothèque ou de caution d'un organisme spécialisé. Cette garantie représente 1 à 2% du montant emprunté, à ajouter au coût global du financement.

    S'ajoutent les frais de dossier bancaire, en général entre 500 et 1 500 €, et l'assurance emprunteur, dont le coût varie fortement selon l'âge et l'état de santé de l'emprunteur. Sur un crédit de 250 000 € sur 20 ans, l'écart entre deux contrats d'assurance peut représenter une économie estimée de 8 000 à 12 000 € sur la durée totale du prêt.

    Comparer ces postes avant de signer l'offre de prêt fait partie des étapes trop souvent reléguées au second plan.

    Se présenter en banque sans dossier structuré

    Un freelance qui arrive avec des bilans bruts, sans note de synthèse ni projection de trésorerie, donne moins de visibilité au chargé d'affaires. Résultat : le dossier part avec un a priori de prudence, qui se traduit en taux ou en capacité d'emprunt revue à la baisse.

    Un dossier qui présente clairement l'évolution du chiffre d'affaires, la structure juridique (SASU, EURL, profession libérale) et les charges récurrentes facilite l'analyse. Cela ne change pas les règles de calcul de la banque, mais cela réduit les marges d'incertitude qui jouent en défaveur de l'emprunteur.

    Négocier le prix sans connaître sa marge réelle

    Beaucoup d'acheteurs négocient le prix d'achat sans avoir intégré l'ensemble des frais annexes dans leur calcul de marge. Un acheteur qui pense disposer de 10 000 € de marge de négociation, mais qui n'a pas anticipé une hausse des frais de garantie ou du taux proposé, peut se retrouver hors budget au moment de signer.

    Avant toute offre, il est utile de fixer un budget maximal incluant prix, frais de notaire, garantie bancaire et frais de dossier, puis de négocier dans cette enveloppe globale, et non sur le seul prix affiché.

    Ces simulations sont indicatives. L'octroi d'un financement reste à la discrétion de l'établissement prêteur. Pour un conseil personnalisé, consultez un courtier ou un conseiller en gestion de patrimoine agréé.

    FAQ

    Quel apport personnel pour un premier achat immobilier ?

    Les banques demandent en général un apport de 10 à 20% du prix d'achat, destiné à couvrir tout ou partie des frais de notaire et de garantie. Un apport plus élevé améliore les conditions de taux proposées.

    Comment les banques calculent-elles la capacité d'emprunt d'un freelance ?

    Elles s'appuient sur la moyenne des revenus des 2 à 3 derniers bilans, pondérée selon la tendance d'évolution, puis appliquent un taux d'endettement maximal de 35% des revenus nets, charges de crédit incluses.

    Quels sont les frais à prévoir en plus du prix d'achat ?

    Frais de notaire (7 à 8% dans l'ancien, 2 à 3% dans le neuf), garantie bancaire (1 à 2% du montant emprunté), frais de dossier (500 à 1 500 €) et assurance emprunteur, dont le coût varie selon le profil de l'emprunteur.

    Faut-il négocier le prix avant ou après la simulation de financement ?

    Avant. Connaître sa capacité d'emprunt et le budget global incluant les frais annexes permet de négocier dans une enveloppe réaliste, sans risquer un dépassement au moment de l'offre de prêt.

    Un freelance peut-il obtenir un crédit immobilier aussi facilement qu'un salarié ?

    Le traitement du dossier diffère : la banque analyse plusieurs exercices comptables au lieu d'un contrat de travail. Un dossier bien structuré, avec une activité stable ou en croissance, peut obtenir des conditions équivalentes à celles d'un salarié.

    Pour aller plus loin

    Testez votre situation sur le calculateur de capacité d'emprunt Solvya pour estimer votre budget d'achat avec les frais annexes inclus.

    Pour une analyse personnalisée de votre dossier, prendre rendez-vous avec un conseiller Solvya.

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